>feux du couchant


>Le soir aéré, rouge, tombe et remplit
pas par pas le temps, notre temps. Rien
n’y ressemble.

Beaucoup se supprime, tombant de la lumière.

Ce que le nord et non seulement
le nord, couvre, ne trouve point de nom.

Le peintre en manque,
le voilier en manque
de vent et de nues, soleil marin.

Nous fermons les rangs et traînons
dans la rue, au café ou
au centre de la tempête.

Le froid ne nous surprend plus,
en effet, qu’est-ce qu’on attend?

La glace ne rompt plus l’ère,
elle nous limite, n’explique plus,
casse l’œil ci et là.
Tout se glace, même le sang.

Advertenties

>Reprise


>

Leurs formes aplaties, les arbres
constituent une plate-forme excellente,

tandis que la terre laboure,
s’arc-boute sous le tarmac.

L’oiseau en voit autant.
Il est tombé de la volée et,
ayant vu un oiseau géant
vrombir et mugir,
il a rejoint sa volée.

Aucun caoutchouc ne mugit plus
que celui du doudou
lors de l’atterrissage.

Au-delà du vol,
nous voici peausibles.