>Quelle vie!


>

Ma vie en tant qu’arbre

Lorsque les premières branches dans mon chef
m’ont pris, le vent avait libre jeu à me faire
tomber. Je cherchais arme à prendre racine,
à avancer des deux côtés.

Ensuite, des feuilles me sont poussées, ramassant
les goûtes les plus fines, à la bonne heure.
Le long de ma colonne, elles ont dégouliné,
se rassemblant dans mon ventre, lac
cachant de l’or, dont des rapes
ci et là collent à mon haleine.

Le tout se passe en huitièmes,
sous le signe que je porte,
de moins en moins lourd,
sur les épaules. Ma tunique

y est accrochée et d’un
coup, je l’enlève.

Advertenties